En marge de la journée mondiale des Emojis en juillet dernier, Slack et Duolingo ont publié les surprenants résultats d'une étude menée sur l'usage des emojis en milieu professionnel, et c'est sans appel: L'usage des emojis en milieu professionnel faciliterai la communication au sein d'une entreprise.

L'étude menée auprès de 9400 salariés à travers le monde sur l'usage des emojis nous révèle l'importance de l'usage de ces derniers.

Un emoji vaut mieux que de long messages

Selon l'étude menée par Slack et Duolingo, quand on gère des équipes dispersées au 4 coins du monde, l'usage des emojis peut être un meilleur moyen de communication entre les salariés que les longs messages.

Ainsi, 58% des salariés ont affirmé qu'utiliser des emojis au travail "permet de communiquer plus de nuances en utilisant moins de mots". Plus encore, 54% d'entre eux ont déclaré que l’utilisation des emojis accélère et améliore la communication entre les différentes équipes.

Selon cette étude, plus d'un tiers des salariés en France, en Australie et en Allemagne ont même affirmé développer leur "propre langage" interne grâce aux emojis. Ce chiffre monte à 66% en Inde et à 60% en Chine. Cela démontre toute l'importance que prennent les emojis dans la communication interne des entreprises.

Les messages sans emojis sont jugés "incomplets"

Bien qu'il existe des disparités culturelles dans l'approche au numérique, l'usage des emojis dans les SMS répond à certains standards que semblent partager la très grande majorité des salariés, et ce peu importe où l'on se trouve.

Ainsi, 85% des salariés indiens, 74% des salariés chinois et 71% des salariés américains estiment qu'un SMS sans emoji est un SMS incomplet. Si l'on prend la moyenne mondiale celle-ci descend à 58%, et cela s'explique principalement par la difficultés d'accès à des telephones développés dans de nombreuses régions d'Afrique ou d'Asie.

Vers une culture emoji dans le monde de l'entreprise?

Selon l'étude réalisée par Slack, "les emojis personnalisés renforcent la culture d’entreprise".

Si plus des deux tiers des participants déclarent envoyer des emojis à leurs amis et à leur famille, dans le monde professionnel, les choses sont un peu plus compliquées. En effet, selon l'étude menée par Slack, 53% des salariés ont affirmé ajouter des emojis lorsqu’ils communiquent avec leurs collègues de bureau, et 30% ont assuré ne jamais le faire avec un collègue supérieur dans la hiérarchie.

Toujours selon la même étude, 67% des personnes interrogées déclarent se sentir "plus proches et plus soudées dans une conversation lorsqu’elles envoient un message à une personne qui comprend l’emoji qu’elles utilisent".

Bien comprendre les emojis reçus par ses collègues reste cependant un défi majeur. En effet, 58% des participants reconnaissent "avoir été pris au dépourvu à cause d’emojis pouvant être interprétés de plusieurs manières". L'étude démontre que ces incompréhensions émanent souvent d'un gap générationnel, puisque génération X, Y et Z n'ayant pas le même langage ni dans la vraie vie, ni dans le virtuel. Ainsi, les interprétations des emojis peut souvent porter à confusion.

Il existe également un autre facteur important qui, lui, réside dans la culture des pays. Ainsi comme l'explique Slack dans son étude, cet emoji 🍑 a été interprété littéralement comme étant un fruit par 71% des personnes interrogées en Corée du Sud. En Amérique Latine, la majorité l'ayant plutôt interprété comme ayant un double sens et l'utilisent pour flirter.

Comme l'explique Hope Wilson, responsable de l’apprentissage et des cursus chez Duolingo, la subtilité dans la compréhension des emojis dépend beaucoup des personnes, des lieux et du contexte: "Avec la communication virtuelle, notamment les conversations professionnelles sur Slack, des personnes de différents pays et cultures, qui utilisent les emojis différemment, en ont besoin pour aider à transmettre des messages subtils en temps réel, dans des situations dont l’enjeu est important. Les problèmes de communication par emojis se produisent pour les mêmes raisons que tous les problèmes de langage" explique-t-elle.