Le modèle GoMyCode continue d’inspirer en Libye.

Après avoir formé plusieurs jeunes de la ville libyenne de Janzour au coding grâce à un partenariat avec Expertise France, GoMyCode discute actuellement avec Wamda, un coworking space situé dans la ville libyenne de Gheryan pour former plusieurs autres étudiants.

Dans ce cadre, Ahmed Shab, co-fondateur de Wamda coworking, a pris l’avion depuis sa ville natale, mercredi, pour venir discuter de ce partenariat. Interview.

GoMyCode: Comment vous est venue l’idée de créer un coworking space ?

Ahmed Shab: L’idée est venue d’un constat. Chez nous, l’environnement ces dernières années est tellement difficile qu’il n’est même pas propice à ce que tu puisses avoir des idées. Pourtant, en rencontrant les jeunes, j’ai vu qu’ils en avaient de nombreuses et souvent innovantes.

Le problème auxquels ils faisaient face, c’est que l’environnement n’était pas favorable, donc ils laissaient tomber. J’ai donc pensé à créer un lieu pour regrouper ces gens qui ont des idées et que l’on se retrouve ensemble pour développer un environnement capable de changer les choses. C’est comme ça qu’est née l’idée du coworking space, Wamda, qui fêtera sa première année d’existence en mars prochain.

Il faut savoir, que ce concept n’est pas très répandu en Libye puisqu’il y’en a seulement deux situés à Tripoli.

Nous avons donc décidé de tenter le coup à Gharyan. Les gens ont commencé à venir nous voir, à s’y installer et à proposer des idées comme celui d’ouvrir un coding corner. À partir de là, il fallait développer le projet en nouant des partenariats pour gagner en compétences.

Pourquoi avoir choisi de l’ouvrir à Gharyan?

L’environnement libyen est difficile, mais nous voulions mettre en place un environnement où se créé de l’innovation, de la créativité. La Libye est un pays assez centralisé. Pour être visible, généralement, il faut se trouver à Tripoli, mais nous avons réussi à changer cela avec le succès que connait notre coworking space. Cela prouve qu’il existe aussi une forte demande en dehors de Tripoli.

Vous avez 23 ans et êtes à la tête de votre projet…comment cela est-il perçu?

Effectivement, j’ai 23 ans. J’ai suivi des études en ingénierie mécanique et suivi plusieurs formations comme celles offertes par Expertise France pour le développement de projets entrepreneuriaux et de Business Model.

Je pense que les gens ont besoin de voir les success stories qui peuvent les impacter. Quand ils me voient, moi, venant de Gharyan, qui n’a pas poursuivi ses études et qui, à 23 ans, a créé son propre projet entrepreneurial, cela leur donne de la motivation. Je pense que c’est plutôt positif.

Pourquoi vouloir s’associer à GoMyCode?

Nous lançons bientôt un digital corner dédié au coding et à la programmation au sein de Wamda, car il y a eu une forte demande à ce sujet. Ici, les jeunes qui viennent, apprennent déjà la programmation en self-learning grâce à internet.

J’ai entendu parler de GoMyCode à travers un ami, chef d’entreprise, à Tripoli. Il m’en a parlé et m’a parlé de l’histoire inspirante de Yahya Bouhlel son CEO, m’encourageant à venir rendre visite à cette startup.

Mon objectif , c’est d’essayer de créer un partenariat pour que Wamda puisse envoyer ses étudiants à GoMyCode pour que celle-ci puisse les former comme elle sait si bien le faire.

في سعينا نحو تطوير مؤسستنا عقد اجتماع تشاوري لتعاون مع موسسة GoMyCode بالربط مع Gharyan Coding Academy لتفعيل Wamda digital corner لتعليم لغات البرمجه 🇱🇾🇹🇳 #ومضه_سبيس

Posted by ‎ومضة -wamda‎ on Tuesday, February 25, 2020

Nous essayons donc d’établir des partenariats avec plusieurs partenaires régionaux pour que nos étudiants soient mieux formés et arrivent au même niveau nos voisins régionaux qui ont pris de l’avance sur nous.

Il faut savoir que ce nouvel écosystème autour des startups comme GoMyCode, qui propose des formations sur les nouvelle technologies et dans le numérique, est très important et intéresse beaucoup les jeunes en Libye et ce pour une raison très simple: il vient remplir un vide, notamment en matière d’éducation et d’enseignement, où il existe un gap extrêmement important entre ce qui est enseigné et la réalité du marché.

Quel est votre objectif à travers ce digital corner?

Dans ce digital corner, nous essayons d’intéresser les gens au coding et à son importance.

Au sein du Digital Corner, tout est prêt. Nous avons les ordinateurs, les bureaux…Il ne restait plus qu’à trouver le partenaire pour nous aider à former nos étudiants et celui-ci sera, je l’espère, GoMyCode, d’abord pour son expertise et sa renommée mais aussi grâce à la proximité entre la Tunisie et la Libye.

De plus en plus de startups voient le jour en Libye malgré un écosystème pas très favorable. Comment l’expliquez-vous?

À cause de la forte centralisation, il était difficile d’intéresser les jeunes aux opportunités offertes par les startups. Mais aujourd’hui avec les problèmes que nous avons, les libyens ne comptent plus trop sur l’État, chacun souhaite développer son propre projet. Ils commencent à comprendre l’importance de l’entrepreneuriat, que finalement tout ne doit pas reposer sur l’État.

Je pense que nous sommes sur le bon chemin car nous créons de la qualité et de la positivité, ce dont nous avons clairement besoin.

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