Longtemps premier sur la liste prestigieuse des hommes les plus riches au monde, Bill Gates est un nom connu du monde entier. Entrepreneur de renommée mondiale et informaticien, il est à la tête de Microsoft et le créateur de Windows, tous les deux en position de quasi-monopole.

Né d’un père avocat et d’une mère directrice en banque, il découvre rapidement sa passion pour l’informatique. En 1973, il intègre Harvard pour finalement abandonner ses études et se consacrer à la programmation.

En 1975, à l’âge de tout juste 20 ans, Il crée son premier logiciel "l’Alter BASIC" édité par la société Microcomputer Software (ou Microsoft), fondée pour l'occasion.

Très impliqué dans l’humanitaire, il crée en 2000 la fondation Bill et Melinda Gates dans le but d’apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé et d’acquisition de connaissances.

Malgré un emploi du temps surchargé, Bill Gates trouve quand même le moyen de s’adonner à ses loisirs préférés. Il s’avère que c’est un joueur de bridge assidu et son partenaire préféré n’est d’autre que le fameux Warren Buffet.

Amis de longue date, Bill Gates déclare en 1996: "Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui ait une vision aussi limpide du monde des affaires" comme le rapporte le magazine Fortune.

En effet, Warren Buffet ou l’oracle d’Omaha, en référence à sa ville natale, figure lui aussi sur la liste des hommes les plus riches depuis le début du 21ème siècle. Buffet étudie à l’université du Nebraska et obtient un master d’économie à l’université Columbia. Il continue dans son domaine de prédilection et gère des portefeuilles boursiers qui réalisent instantanément des plus-values de 30% en moyenne.

Fondateur et propriétaire de Berkshire Hathaway, il détient les plus grosses parts d’action chez des entreprises comme Coca-Cola, Gilette ou encore Apple.

L'histoire entre Gates et Buffet a été marquée par un évènement qui marquera le point de départ d'une amitié indéfectible comme le laisse croire la légende.

D’après CNBC, lors de leur première rencontre en 1991, Warren Buffet, lecteur assidu, recommande un livre à Bill Gates: "Business Adventures" de John Brooks publié en 1969.

‘’Plus de deux décennies après que Warren me l’a prêté, et plus de quatre décennies après sa première publication 'Business Adventures' reste le meilleur livre d’affaires que j’ai pu lire. John Brooks a toujours été mon écrivain préféré ‘’ a écrit Gates dans son blog en 2014, qui a fait de ce livre sa source d'inspiration pour se lancer dans le monde des affaires.

Ce n’est pas un hasard si ce livre a pu inspirer deux génies des temps moderne. En effet, ce classique des affaires est un regard perspicace et engageant sur la vie des entreprises et des finances en Amérique.

A l’occasion des cinquante ans du livre, CNBC met l’accent sur les 3 passages les plus importants de ce livre adoubé par Gates et Buffet.

Quand on refuse le changement, on devient obsolète

On doit cette leçon à l’un des plus gros échecs de Ford Motor, la Ford Edsel de 1958. L’intention de Ford été bonne concernant ce modèle. Il voulait construire une voiture qui répondait aux attentes des Américains. Insatisfait des résultats du sondage, il a fini par prendre ses propres décisions. A la recherche d’une plus grande couverture médiatique, il a commencé à commercialiser le modèle avant même qu’il ne soit abouti. Le jour du lancement, la voiture présentait plusieurs défauts (fuites d’huile, coffre qui ne s’ouvre pas, trop chère avec une importante consommation d’essence).

Lorsqu’on arrête de prêter attention aux changements évolutifs de la société et aux besoins humains, on risque fort devenir vulnérable et de prendre du retard face aux concurrents.

L’échec n’est pas fatal

Le gros flop du modèle Edsel conduit à une perte colossale de 350 millions de dollars. Et pourtant les dirigeants de Ford n’ont assumé aucune responsabilité face à cet échec.

Brooks déclare qu’un directeur marketing avait rejeté la faute sur les clients proclamant "ce qu’ils achetaient depuis plusieurs années a encouragé l’industrie à construire exactement ce type de voitures (...) Et maintenant le public veut ces petites Beetles, je ne comprends pas !".

Les gens pensent que l’échec peut être fatal, mais apprendre de nos erreurs est l’un des meilleurs outils d’apprentissage. Il nous renseigne sur ce que nous devons faire différemment pour réussir dans la vie, selon J.brooks.

La culture d’entreprise ne doit jamais être sous-estimée

John Brooks décrit le fondateur de Xerox, Josef C. Wilson comme devançant son époque des années 60. Il a priorisé la construction d’une culture de travail compatissante. Il a mis en œuvre des politiques d’embauche progressives pendant le mouvement des droits civiques.

"Se fixer des objectifs ambitieux, avoir des aspirations presque inatteignables peuvent s’avérer aussi importants que le bilan, peut-être plus’’ avait déclaré Wilson cité par Brooks dans son livre.

Aujourd’hui et plus que jamais, les employés valorisent l’unité et ils n’ont pas peur de quitter ou de rejeter une offre d’emploi qu’ils estiment non satisfaisante.

Avoir une bonne culture d’entreprise entrainera probablement une productivité et une motivation plus élevées.